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dimanche 23 novembre 2014

Préparez-vous pour Le Salon des Artistes Récupérateurs!


Affiche salon des artistes récupérateurs
Le Salon des Artistes Récupérateurs s'est longtemps démarqué comme étant l'évènement par excellence pour acheter des cadeaux originaux fabriqués à partir de matières existantes et célébrer l'ingéniosité de nos artisans! Plusieurs avaient donc été grandement déçus de voir son existence menacé suite ''au changement de la mission éducative'' de la  Biosphère. Cependant, décembre 2014 vous réserve une bonne nouvelle puisque le mythique Salon est de retour grâce à ENvironnement JEUnesse et trois artistes de la scène locale! Un gros merci donc à Sophie Simard de LaZophia, Maude Léonard de Atelier Entre-Peaux et Sophie Guillemette de Kiitsch pour cet élan de passion:)


Cette année, le Salon aura lieu en plein Centre-Ville, soit à la Chaufferie et Agora du Cœur des Sciences de l’UQÀM tout près du Métro Place-des-Arts!  Vous y trouverez près d'une cinquantaine d'écodesigners talentueux. Ils y présenteront entre autres bijoux, accessoires mode, objets décoratifs et tout plein d'autres trouvailles surprenantes:)

Naturellement, un évènement célébrant la créativité au service de l'environnement ne se fera pas sans nous:) Nous vous invitons donc à nous rencontrer là-bas pour créer vous-mêmes de jolies décorations fabriquées à partir de matériaux recyclés lors de nos ateliers DIY gratuits! Nous vous réservons aussi une exposition présentant le Projet Marque Gaillarde, un projet élaboré par La Gaillarde en partenariat avec l'École de mode du Cégep Marie-Victorin et la Fabrique éthique!

Vous voulez en apprendre davantage sur la mode recyclée? C'est un sujet qui nous passionne aussi donc nous vous invitons à continuer votre lecture:)


Tout d'abord, pourquoi est-ce important d'avoir un Salon qui célèbre la revalorisation de matières existantes? Je vous propose ici un extrait de notre livre Porter le changement afin de démystifier le tout:



Du point de vue environnemental, détourner des vêtements et des fibres parfaitement réutilisables des sites d'enfouissement permet de réduire les conséquences immédiates de notre surconsommation à l'échelle locale. À l'échelle globale, la réutilisation de ces matières limite considérablement la pression environnementale engendrée par la production et l'extraction de nouvelles fibres textiles, en plus de réduire les risques de contamination des écosystèmes des pays producteurs. En réalité, nous consommons beaucoup trop de vêtements. Selon RECYC-QUÉBEC, ''205 000 tonnes de produits textiles auraient été acquises par l’ensemble des Québécois en 2008'' et ''Près de 185 000 tonnes de produits de textile et d’habillement seraient mises au rebut chaque année par les ménages québécois''. Les infrastructures locales ne possèdent simplement pas la capacité de rediriger et de valoriser la totalité de ces matières textiles localement. Il faudra alors l'exporter.


Selon OXFAM:


''Le commerce mondial des vêtements seconde main (VSM) a décuplé depuis 1990 pour atteindre une valeur d'environ un billion de dollards annuellement. Les supporteurs de cette industrie soulignent que ce commerce crée des emplois dans les pays d'accueil (dans le transport, le nettoyage, la réparation, le restylage, etc.) en plus de fournir des vêtements à bas prix pour les personnes vivant dans la pauvreté. Cependant, certains craignent que le commerce de ''VSM'' sape les industries de mode et de textiles locales et affecte ainsi la résilience des communautés de certains pays en voie de développement.'' 



L'incapacité de nos industries à gérer localement les matières résiduelles textiles peut ainsi engendrer la dévalorisation, voir la disparition, de techniques traditionnelles et des savoir-faire anciens propres à l'identité d'une culture. Pour plusieurs, l'exportation de vêtements seconde main ne représente pas seulement une menace pour le patrimoine culturel mondial, mais aussi une forme de délocalisation des nuisances. Ce sont donc tous ces facteurs qui motivent les artistes récupérateurs à investir de nombreux efforts dans la recherche et la revalorisation de vêtements et de matières existantes.


Il ne faut cependant pas croire que créer à partir de matières recyclées est facile! Tout d'abord, les designers doivent posséder une connaissance approfondie des comportements des matériaux puisque l'assemblage de fibres textiles incompatibles entrainera la déformation du vêtement, accélèrera son processus de vieillissement et écourtera sa durée de vie. Le temps nécessaire pour trouver ces ressources est significatif. Les designers doivent conséquemment faire preuve d'une grande souplesse créative. 



Contrairement au processus de design conventionnel qui cherche à produire plusieurs exemplaires d'un style à partir d'un même tissu, la production de vêtements récupérés requière d'ajuster les formes pour mieux répondre aux caractéristiques et à la quantité de matière disponible. En fait, de nombreux choix esthétiques devront être effectués par le designer lui-même lors du processus de coupe. Puisque la coupe en matelas (constituant à couper plusieurs épaisseurs de tissus en même temps) est pratiquement impossible, la fabrication de vêtements recyclés est caractérisée par une approche beaucoup plus artisanale. Ce rythme de production plus lent, ainsi que la commercialisation des pièces uniques qui en résulte, pose de nombreux défis.



Les designers ont conséquemment élaborés des stratégies de design permettant d'augmenter le rythme de production et de fabriquer plusieurs unités d'un modèle suffisamment similaire pour être facilement distribué en boutiques. En créant de nombreuses découpes et des empiècements de plus petite taille, il est plus facile de créer des gammes de couleur plus uniformes, de tailler les pièces à l'intérieur de vêtements existants et de diminuer les résidus de coupe. Les créateurs sont ainsi en mesure de trouver les matières premières plus aisément, de sous-contracter la production et de distribuer des styles disponibles en différentes tailles à plus grande échelle. En revanche, cette approche augmente le coût de la main d'oeuvre, notamment lors de la coupe et de l'assemblage. En somme, malgré le coût peu élevé des matières, revaloriser des matières existante a d'énormes répercussions sur les coûts de production. En somme, l'approvisionnement en matières recyclées ne se traduit pas forcément en bénéfice financier et requière un niveau d'engagement élevé qui s'explique principalement par des motivations idéologiques et culturelles. 

En fait, le marché québécois semble avoir une certaine affinité envers la revalorisation de matières existantes. Pour les consommateurs ainsi que pour les créateurs, cette approche met en lumière l'ingéniosité d'un peuple qui a su s'adapter à des conditions où les ressources étaient souvent peu abondantes. Ces vêtements interpellent notre attrait pour la débrouillardise, une qualité qui fait partie de nos coutumes et qui est profondément ancré au sein de notre patrimoine culturel. Créer et porter un vêtement fabriqué à partir de matières recyclées est donc une façon d'exprimer un message clair et facilement compréhensible au sein de notre communauté. 

La mode recyclée a d'ailleurs été la première manifestation de la prise de conscience environnementale au sein de l'industrie de la mode québécoise. À travers ses différentes phases, elle a largement contribué à implanter une méthodologie de production qui accorde davantage d'importance aux matières, aux procédés et à leurs impacts sur notre société. Aujourd'hui, la mode recyclée s'adapte à de nouvelles tendances, à la fois esthétiques et sociales, tout en continuant de défendre avec vigueur des idéaux de justice et de résilience de façon ingénieuse. Que ce soit par sa détermination à offrir des produits exclusifs créés pour respecter les contraintes environnementales fixées par nos écosystèmes, ou en valorisant un savoir-faire local issu de notre patrimoine textile, elle redéfinit constamment le rôle des créateurs et des citoyens dans la création d'une industrie de mode et du textile plus représentatives de nos valeurs.




Fin de l'extrait:)



Bref, nous vous invitons chaleureusement à passer au Salon des Artistes Récupérateurs... vous allez voir, nos artistes font vraiment de belles choses dont nous devrions tous être fiers:)

Ziiip Design par Maude Léonard
Ziiip Design par Maude Léonard
Chapeau en fourrure recyclé par Kazak
Couvre-chef créé par Kazak
Collier en feutre recyclé par Arterre
Collier par Arterre
Vous ne pouvez pas y être? C'est bien dommage... mais vous pouvez tout de même suivre l'évènement sur la page Facebook du Salon des Artistes Récupérateurs ou consulter la liste des créateurs sur leur site internet.

Le Salon des Artistes Récupérateurs aura lieu du 5 au 7 décembre 2014
À la Chaufferie et Agora du Cœur des Sciences de l’UQÀM
175, Président-Kennedy, Métro Place-des-Arts


L'exposition du Projet Marque Gaillarde aura lieu durant toute la durée du Salon!
Nos ateliers auront lieu le 5 décembre de 18h à 21h et le 7 décembre de 13h à 16h! 
RSVP à salondesartistesrecuperateurs@gmail.com

Atelier DIY de couture

Psssst: Les cadeaux c'est bien mais vous voulez peut-être offrir à l'être aimé la possibilité de créer des accessoires et des vêtements de leurs propres mains? Et bien sachez que la Fabrique éthique offre des certificats cadeau qui vous permettrons d'apprendre à coudre:). Vous pouvez d'ailleurs vous-même vous inscrire (car il faut aussi se gâter parfois) en cliquant ICI:)